Selasa, 14 September 2010

le vilain petit canardLe vilain petit canard

Il faisait très beau ce jour là. C'était l'été. Les blés mûrs étaient jaunes et les prés bien verts.
À l'abri du soleil, sous un arbre, une cane était là, posée sur son nid, elle couvait.

Elle commençait à trouver le temps long à rester toute seule assise sur ce nid.


Enfin les oeufs craquèrent l'un après l'autre. On entendait "crrrac... crrrrac..." et les canetons, les uns après les autres, sortirent de leur coquille.

FIN


Cette année-là la récolte était mauvaise. À la ferme tout était à sec: les champs étaient jaunes, les feuilles des arbres étaient grillées par le soleil, même le ruisseau était désséché.

Les parents de Linou étaient désespérés: rien ne poussait plus dans les champs et les bêtes avaient faim. Ils ne pourraient jamais payer la Baronne Sancoeur qui leur louait la ferme.

Cette femme cruelle et impitoyable possédait toutes les terres du village, mais personne ne l'aimait. Elle ne savait pas sourire. Elle exigea que Linou, cette ravissante fillette au sourire lumineux, devint sa bonne à tout faire.Quelques jours plus tard le moment tant redouté arriva: Linou se présenta au château de la Baronne: déjà tremblante, la fillette s'avança. Tout de suite, la méchante femme cria :
- " va au puits remplir ces deux seaux, et surtout dépêche-toi; je suis pressée, j'attends ".
Effrayée par cette voix autoritaire, Linou obéit.
Elle courut vers le puits, juste là, au milieu du jardin. Elle entendait la baronne qui hurlait : "plus vite , c'est que je n'ai pas de temps à perdre, moi"

À ce moment-là, Linou vit l'eau du puits monter rapidement jusqu'à la margelle. Elle put remplir ses deux seaux sans difficulté et surtout très vite. Aussi elle chuchota "merci". Alors une voix douce et claire murmura :
- " À demain Linou", puis une grosse voix chaude et tendre chantonna doucement : "au revoir".
Linou ramena à la baronne Sancoeur les deux seaux pleins d'eau: c'était lourd mais son visage souriait, ses yeux brillaient. Voyant cela la baronne se dit: "patience, demain, elle ne sourira plus".

image
Le lendemain, après avoir bien dormi, une Linou rayonnante arriva au château. Le dernier son de la cloche de neuf heures avait déjà sonné. La Baronne était de méchante humeur, encore plus que d'habitude :
- " Ah, il était temps, dit-elle sévèrement, prends la corbeille de linge, la brosse et le savon. Je veux que ce soir tout soit propre et plié. Ouste, file au ruisseau!"

Il y avait au fond du jardin, un ruisseau au bord duquel on avait posé une longue dalle de pierre. C'est là qu'on étalait le linge pour le savonner et le frotter. Linou s'agenouilla et commença la lessive. C'est alors qu'elle entendit une voix douce et claire lui dire:
"Bonjour Linou, rappelle-toi, on s'est déjà parlé hier dans le puits! Cette baronne Sancoeur te donne vraiment trop de travail! On dirait qu'elle t'en veux: tu es trop souriante! Donne, je vais la faire ta lessive !"

Les yeux écarquillés, Linou vit deux mains fines sortir de l'eau. Des bracelets de gouttes d'eau décoraient les poignets qu'on apercevait hors de l'eau. Mais, dans l'eau, on ne voyait rien.

ondeline

Soudain, venu on ne sait d'où, apparut un visage merveilleux. Comme des diamants, d'étincelantes gouttes d'eau parsemaient sa chevelure blonde. Les lèvres murmurèrent : " je suis Ondeline, la fée des ruisseaux. J'habite au fond du puits et j'aide les coeurs pursque je rencontre au bord des ruisseaux.

Alors elle prit le panier à linge et le posa sur l'eau. Au fur et à mesure qu'il s' enfonçait, il devenait invisible. Linou regardait bouche bée, un peu inquiète tout de même. Elle osa demander :

- "Mais, où il est ?"
- "Ici" répondit Ondeline. Et elle ressortit de l'eau le panier rempli de linge propre, sec et plié. Linou regardait sans comprendre.
Tout à coup, ses yeux croisèrent ceux d' Ondeline. Elles se sourirent, puis se mirent à rire. Enfin Ondeline dit à Linou :
- " A demain au puits !" Puis elle disparut .

Sur le chemin du retour au château, Linou put prendre son temps: tout le travail était fait. Elle cueillit même des fleurs pour ses parents, en chantant bien sûr. Puis elle rentra au château, rangea le linge propre et s'en alla tranquillement, avec le bouquet de fleurs.

Quand la Baronne Sancoeur revint de sa promenade, elle ne comprenait plus rien: elle trouva tout le linge net, bien plié mais, pas de Linou. Elle était déjà partie: comme elle avait mis peu de temps! Son sourire devait être radieux! Mais c'était bientôt l'heure du coucher, l'horrible baronne, se sentant fatiguée, pensa: "Demain, je le tuerai, ce sourire!" Ce matin-là, un peu avant la cloche de neuf heures cette fois, Linou arriva au château. Furieuse, la baronne lui lança :
" On m'a dit que tu avais volé mes fleurs. Pour ta pénitence tu arroseras tout le jardin et bien sûr, tout sera fini avant midi! Allez, mets-toi de suite au travail ! "
Des larmes silencieuses se mirent à couler sur les joues de Linou: le jardin était si grand et ses bras si petits!

Soudain, elle sourit, Ondeline allait sûrement l'aider !

Elle courut au puits et se pencha un peu.
Aussitôt la voix grave la gronda gentiment :
"Bonjour Linou, ne te penche pas s'il te plaît, tu pourrais tomber, Ondeline arrive"
L'eau monta jusqu'à la margelle. Le merveilleux visage apparut et la voix douce et claire demanda :
- "Alors Linou, tu as l'air bien embarrassée, qu'est ce qu'elle t'a encore demandé cette baronne qui ne sait pas sourire ? "
- " D'arroser tout le jardin" gémit Linou.
- "C'est facile ça" s'exclama la grosse voix grave, "tu vois Linou, c'est moi le puits. Eh bien, si Ondeline me chatouille le pied, j'éternue : c'est comme si tout l'immense jardin était arrosé ; on y va ?"
Complice il ajouta : "mets toi vite à l'abri dans la cabane!"

Ondeline disparut dans l"eau. Linou courut se réfugier là où sont rangés les outils de jardin. Il était temps. Elle entendit: "at...at...atchoum .
C'était comme une explosion. Tout le jardin fut bien arrosé !

Heureusement la baronne n'était pas là. Elle revint à midi tapante, trouva un jardin bien arrosé et une Linou qui jouait gaiement à la marelle. Elle passa sans rien dire, mais sa colère était grande. Elle voulait à tout prix, empêcher Linou de sourire.

Elle revint sur ses pas et dit à Linou :
- "Puisque tu es si forte, je veux que cet après-midi tu remettes à couler le ruisseau de chez toi, sinon tu ne rentreras plus jamais chez tes parents ! "
Elle ricanait méchamment comme une sorcière. Linou se mit à pleurer. Elle pensait : "Le puits ne pourra rien faire, cette fois !"
Soudain, elle se rappela, mais... Ondeline est la fée des ruisseaux !
Quand la baronne fut partie faire sa longue sieste, Linou courut au puits demander conseil à Ondeline: elle l'appela, l'eau monta et Ondeline apparut. Elle avait tout deviné et dit à Linou :
- Il faut que je souffle dans l'eau. Tu verras, ce ne sont pas des bulles qui vont sortir de l'eau. Soudain elle s'enfonça et disparut dans l'eau

Alors s'éleva un magnifique arc-en-ciel. Il allait du puits au ruisseau tari. Il entraîna avec lui des milliards et des milliards de gouttes d'eau : elles finirent par rendre vie au ruisseau. Maintenant il dansait et chantait joyeusement: toute la campagne avait reverdi !

Tous les villageois avaient entendu : ils étaient tous venus contempler la merveille : cela dura toute la nuit. Seule la baronne Sancoeur dormait. Quand la baronne se réveilla, elle fut horrifiée : elle entra dans une folie furieuse. À force de voir des sourires, elle avait envie de tuer quelqu'un. D'une main elle saisit le balai et de l'autre le tisonnier. Elle voulait faire mal.
Aussi elle se mit à chauffer le tisonnier dans la braise: hélas, pour elle, elle se trompa: c'était le balai. Il prit feu. Aussitôt elle le trempa dans un seau d'eau. Mais Ondeline avait pensé à tout : c'était l'eau du puits que Linou avait péniblement apportée. L'eau n'arrêta pas le feu: au contraire, elle l'augmenta.
La baronne effrayée sortit du château : il était temps, tout s'enflammait !

Les villageois groupés autour du château souriaient et applaudissaient.

Dépitée, la baronne Sancoeur quitta définitivement le pays, abandonnant terres et privilèges. Les parents de Linou retrouvèrernt enfin leur fille. Elle leur raconta tout.
Alors pour remercier Ondeline chaque villageois lança une fleur dans le puits.
À cet instant, ils purent tous voir ce spectacle magique : du puits sortirent de nombreuses gouttes d'eau lumineuses. Elles étaient de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. D'abord groupées elles s'écartèrent et dessinèrent dans le ciel sombre, le beau visage d'Ondeline, qui leur disait au revoir.
Puis les gouttes pâlirent et disparurent dans le puits. Alors chacun rentra chez lui en souriant.

F I N



Les trois souhaits

*

Il était autrefois dans une lointaine forêt un bûcheron qui vivait tant bien que mal dans une modeste cabane en compagnie de son épouse.


Le matin il allait par les bois scier, abattre, couper, tailler les arbres et débroussailler, ce qui lui permettait de vivre tranquille avec Fanchon sa compagne.
Bien entendu ils ne vivaient pas dans le luxe mais après tout se disaient-il sagement, le peu que nous avons nous contente.
Parfois ils se prennaient l'un et l'autre à rêver d'une autre vie, une vie d'opulence, de richesses, d'or, de bijoux mais tout cela restait du domaine du rêve.
Un jour que Blaise, le bûcheron, s'apprêtait à donner son premier coup de hache matinal, il entendit un bruit étrange qu'il ne reconnaissait pas.
*
Il avait l'habitude des bruits de la forêt: le craquement des vieilles branches, le sautillement des oiseaux sur les feuilles sèches, l'appel du coucou ou de la mésange, le croassement des grenouilles... tout cela il les avaient entendus maintes et maintes fois, mais ce bruit là, c'était la première fois.

Bien qu'il n'était pas d'un caractère inquiet, il n'était pas non plus parmi les hommes les plus téméraires. Il essaya de ne plus y prêter attention, mais le bruit revint plus fort encore. La hache à la main il fit quelques pas autour de l'arbre mais il ne vit absolument rien.
Il s'apprêtait une nouvelle fois à se remettre à l'ouvrage mais le bruit se fit plus distinct et, la hache levée, il entendit clairement une voix caverneuse et puissante s'adresser à lui:
"Bucheron de la forêt, le moment est venu pour toi de réaliser trois de tes voeux les plus chers"
**

Le bûcheron, ayant posé sa hache, tourna une nouvelle fois autour de l'arbre. Mais, pas plus que l'instant d'avant il ne découvrit la source de ces paroles. Et la voix recommença:
"Bûcheron de la forêt, le moment est venu pour toi de réaliser trois de tes voeux les plus chers"
Sans doute enhardi par la curiosité, Blaise s'adressa à l'arbre:
**

- Est-ce toi l'arbre qui me parle?
Mais seul le vent lui répondit. Alors, essayant à nouveau de chasser ce souvenir de son esprit, Blaise reprit sa hache et s'apprêta à se remettre au travail. Comme il faut s'en douter, une troisième fois la voix s'éleva:
"Bûcheron de la forêt, le moment est venu pour toi de réaliser trois de tes voeux les plus chers"
Cette fois-ci le bûcheron osa davantage encore et s'adressa au ciel:
- Est-ce toi le ciel qui me parle?
Et seul le vent lui répondit. Devant un aussi grand mystère Blaise décida de renoncer à couper son arbre et prit le chemin du retour.


Arrivé à la cabane il trouva Fanchon en train de soigner leurs trois maigres poules.
**

- Fanchon, Fanchon, appela-t-il, viens donc que je te raconte l'aventure qui m'arrive.
**
Fanchon un peu surprise de voir son Blaise déjà de retour de la forêt, jeta les derniers grains aux poules et arriva près de lui. Ils s'assirent sur le banc de pierre et là Blaise en lui tenant la main lui raconta.

- C'était une voix.. une voix qui venait de nulle part! Trois souhaits disait-elle...
- Eh bien, ce sera sans doute l'esprit de la forêt ou des campanules, qu'importe d'où elle vient puisqu'elle nous veut du bien!
- Tu as sans doute raison ma Fanchon... qu'importe qui elle est si trois de nos souhaits peuvent se réaliser! Qu'allons nous donc souhaiter ma Fanchon? Des coffres remplis d'or?
Fanchon pensive s'imaginait puisant dans de grands coffres pour aller s'offrir robes et bijoux mais l'air plus raisonable tout à coup elle dit:
- À quoi nous servirait la richesse si nous venons à tomber malades? Peut-être faudrait-il souhaiter la santé?
- Tu as raison Fanchon, peut-être le premier souhait doit être celui de la santé... comme c'est difficile de choisir
*

Ils restèrent là pensifs et le temps passait sans qu'ils s'en aperçoivent. Tant et si bien que l'appétit commença à s'éveiller dans l'estomac de Blaise et, sans beaucoup de bon sens il s'écria:
- Ah! tout cela m'a creusé et je souhaiterai bien voir là tout de suite une bonne livre de bon boudin frais!
À peine eut-il finit de proférer ces paroles qu'une bonne livre de boudin frais apparut dans un grand plat, là, juste devant leurs yeux ébahis!
- Misère! Comme tu es sot mon Blaise! cria Fanchon en se levant d'un bond du banc. Voilà bien ton pauvre esprit qui se met à souhaiter du boudin alors que nous n'avons que trois souhaits! Mais que peux-tu bien avoir dans ton cerveau pour ne point réfléchir plus que ça?!!
*

Blaise, bien penaud de son erreur, se fâcha lui aussi contre lui, mais surtout contre sa femme qui ne cessait de l'accabler.
- Tout le monde peut se tromper! Te voilà bien avancée de te mettre dans un tel état contre moi! Tu n'avais qu'à proposer ton voeu au lieu de me laisser là avec la faim au ventre!
et par une grande étourderie causée sans doute par la colère Blaise ajouta:
- Que ce boudin te pende au nez, toi qui prétends ne jamais te tromper!
Et, tout aussitôt, la bonne livre de boudin frais vint tranquillement se coller sur le nez de la pauvre Fanchon!
Elle ne savait pas si elle devait en rire ou en pleurer tellement la situation était incongrue et cocasse! Alors que pour la première fois de leur vie ils allaient pouvoir réaliser leurs rêves, elle se retrouvait là, devant leur pauvre cabane, un boudin lui pendant au nez!
*
Et elle avait beau tirer dessus, impossible de l'enlever de là et, pire encore pour elle, ce bout de boudin là l'empêchait de parler se mettant en travers de sa bouche à chaque fois qu'elle tentait de l'ouvrir.

Blaise lui, se taisait également, non pas que le boudin l'empêchait de s'exprimer, mais qu'il ne trouvait point de mot pour dire ses sentiments. Il restait hébété de ce qu'il venait de voir, de ce qu'il venait de faire avec d'aussi sots souhaits!
- Eh bien, ma petite Fanchonnette, bredouilla-t-il au bout de quelques minutes de silence, plus besoin de nous tracasser pour trouver le troisième souhait... la seule chose que je désire maintenant c'est que ce boudin retourne dans le plat et que tu redeviennes aussi jolie qu'avant avec ton si mignon petit bout de nez...

Et, ce souhait énoncé, le boudin quitta la figure de Fanchon et elle se retrouva comme elle était au début de l'histoire.
- Il ne nous reste plus qu'à le faire cuire et à nous régaler, se mit à rire Blaise. Voilà bien notre bonheur Fanchon, plus que toutes les pièces d'or du monde et tous les souhaits qui causent du tracas, je préfère ton minois et ta douce et tendre compagnie.
Devant leur humble logis, Fanchon et Blaise s'embrassaient et rêvaient pendant que le boudin grésillait dans la poêle.

La nuit était tombée et le récit ainsi s'achève.


fin

~ MERCI ~

Minggu, 12 September 2010

Très loin d'ici, tout au bout du ciel, là-bas, derrière les étoiles, était la minuscule planète Sorcifée. Son soleil était carré et les étoiles (les notres à l'envers) étaient roses.
Elle n'était pas ronde comme la terre, mais plate comme une pièce de monnaie, avec un trou au milieu. Du même côté vivaient les enfants et les fées, de l'autre, les sorcières la tête en bas.
Sorcières et fées sont bien différentes quand elles sont grandes, mais petites on les confond : c'est si mignon un enfant!
Un beau jour deux fillettes s'ennuyaient. L'une s'appelait Radacana, l'autre Jolie. Elles décidèrent de jouer ensemble. Le jeu s'appelait "la boite d'allumettes".Comment se passe le jeu:
Celle qui joue devient minuscule. L'autre, qui est restée grande, l'enferme dans la boite d'allumettes. Le but du jeu c'est d'en sortir. C'est possible, à condition de trouver une allumette dans la boite, sinon on ne peut plus l'ouvrir.
Radacana dit :
- Surtout il faut bien compter les allumettes!
Jolie ajouta :
- Quand il n'y en aura plus on arrêtera tout de suite le jeu.

Et Jolie commença : elle devint toute petite.
Radacana la plaça doucement dans la boite et posa celle-ci par terre.
Aussitôt elle se mit à compter :
- Un, deux, trois!
Et hop! Jolie apparut. La boite ne s'était pourtant pas ouverte! Quelle féérie!
Jolie volait dans un petit nuage d'étoiles. Elle tenait à la main comme une baguette magique.
Doucement elle redescendit sur le sol. Alors elle redevint grande et la baguette magique redevint la vulgaire allumette qu'elle était. Elle s'enflama et disparut.

sorcifee

Puis ce fut le tour de Radacana.
Elle aussi se fit toute petite. Jolie l'enferma délicatement dans la boîte et compta :
- Un, deux, trois!
Et hop! La boîte s'ouvrit. Radacana se tenait à califourchon sur une allumette comme sur un balai de sorcière. Elle atterrit, descendit de l'allumette. Celle-ci brûla et disparut. Alors Radacana redevint grande

Radacana et Jolie riaient de joie.
Elles recommencèrent

Tout se passait bien. Radacana et Jolie n'étaient que deux ravissantes petites filles qui jouaient et riaient.
Elles avaient oublié que le jeu était dangereux. Il fallait absolument compter les allumettes et arrêter immédiatement le jeu s'il n'en restait plus.Le temps passait.
C'était bizarre : Radacana grandissait beaucoup plus vite que Jolie. Il faut savoir sur que la planète Sorcifée les sorcières grandissent plus vite que les fées.
Quelle horreur! Radacana était donc une méchante sorcière!
Elle n'avait plus qu'une envie : enfermer Jolie dans la boîte!

C'était au tour de Radacana maintenant. Elle devint toute petite et Jolie l'enferma dans la boîte.
Dedans il ne restait plus que deux allumettes. Radacana décida de les prendre toutes les deux et d'en faire son balai. Ainsi, la prochaine fois, Jolie resterait enfermée! Elle sortit donc de la boîte à califourchon sur un gros balai.
Elle était contente d'elle. Elle se posa. Les deux allumettes s'enflammèrent et disparurent.

sorcifee


Jolie n'avait rien remarqué. Elle pensait qu'il restait encore une allumette dans la boîte!

C'était au tour de Jolie maintenant.
En toute confiance elle se fit toute petite. Alors Radacana devint horrible : elle la saisit brutalement de sa main aux ongles crochus, ouvrit la boite et l'y jeta.
Jolie perdit connaissance. Alors rententit un méchant rire de sorcière : la boite se refermait solidement.Radacana s'approcha du bord de la planète Sorcifée et donna un coup de pied dans la boîte d'allumettes.
Celle-ci tomba dans le vide. Elle devenait de plus en plus petite. Bientôt on ne la vit plus.

Radacana était à présent devenue une vraie sorcière.
Elle, la méchante, ne pouvait plus rester chez les fées et les enfants
La nuit venue, comme les autres, elle fut aspirée par le trou de la planète et, collée la tête en bas, près d'une autre sorcière

Personne ne savait ce qui les attendaient.
Souvent elles tombaient dans le vide.Et depuis longtemps Jolie tombait.
L'univers est si grand !
Mais, dans sa petite boîte, elle avait eu le temps de se transformer en une fée puissante et magnifique.
Un beau matin, la boîte s'approcha de la planète terre.
Qu'allait-il donc se passer ?Dans sa boîte Jolie ne voyait rien. Elle était encore tout endormie.
Tout à coup, la boîte heurta quelque chose.
Jolie se réveilla. Bizarre ! Tantôt elle avait la tête en bas, tantôt le ventre en l'air. Bref, quelqu'un devait remuer la petite boîte.
Soudain ce quelqu'un ouvrit la boîte. Jolie vit alors deux grands yeux larmoyants qui la regardaient avec curiosité
Elle demanda aussitôt :
- Pourquoi tu pleures?
L'enfant répondit :
- Je suis une petite fille pas comme les autres. Personne ne veut plus jouer avec moi. Je ne peux plus marcher. Ils sont tous partis. Papa et maman m'aimeront quand même?
Elle se remit à sangloter.Alors Jolie encore toute petite sortit doucement de la boîte et se transforma en une grande et belle dame. La fillette ne pleurait plus et regardait bouche bée.
Jolie lui demanda :
- Comment t'appelles-tu ?
- Moi c'est Manon, répondit la fillette. Et elle ajouta :
- T'es qui toi? Un ange ?
- Non répondit Jolie. Je suis une fée. Dis-moi quel est ton plus beau rêve?
Manon répondit en souriant :
- Voler comme un oiseau.

D'un coup de baguette magique, elles devinrent deux magnifiques oiseaux blancs qui s'envolèrent tout là-haut dans le ciel.
Manon oublia ses larmes et fit un merveilleux voyage.

FIN

~MERCI~

papillon-coeurs
Autrefois, dans un pays lointain et merveilleux, régnait le bon roi Théodore.
Celui-ci souhaitait par-dessus tout le bonheur de son unique enfant, la princesse Aimée et, bien sûr, la prospérité du royaume.C'était aussi le pays des papillon-coeurs. Ceux-ci n'étaient pas des papillons ordinaires : leurs ailes étaient en forme de coeur.
Tous les matins chacun se posait sur une fleur, la réveillait, lui faisait sa toilette et en faisait une beauté. Le soir, ils les refermaient et les endormaient jusqu'au lendemain. Et si une fleur était fatiguée, son papillon la faisait dormir jusqu'au printemps suivant. Grâce à eux, il n'y avait jamais de fleur fanée dans ce beau royaume. Et le roi punissait sévèrement ceux qui faisaient du mal à ses papillon-coeurs
La princesse Aimée admirait leurs couleurs et leur grâce. C'est en carrosse qu'elle leur rendait visite, dans tout le pays.
Le cocher n'empruntait que des chemins agréables, pas de cahots, pas de boue. Il était à peine plus âgé qu'elle et toujours souriant. Mais il connaissait parfaitement l'art de mener des chevaux. Il s'appelait Léo. Son habileté et son regard franc lui valaient la confiance du roi et l'amitié de la princesse.
Mais, hélas, il n'était pas noble !
Le prince de Malriche, futur roi du pays voisin, voulait à tout prix posséder ce magnifique royaume : épouser la princesse Aimée semblait la meilleure solution. Mais il lui fallait encore convaincre ce roi Théodore qu' il appelait méchamment "le père papillon ".
Un jour, il se rendit au château pour le voir. Il croisa le carrosse de la princesse Aimée qui partait voir ses amis papillons. Avec audace il lui dit :
- Princesse, il serait bon que des mains plus nobles vous guident. Votre jeune serviteur devrait se contenter de plus basses besognes. Je vais le remplacer !
Léo s' éloigna sans aucune résistance. Il savait que ses cheveaux devineraient en ce prince, un personnage autoritaire et brutal.
Et ce fut ainsi. Dans ce carrosse mal conduit, la princesse Aimée fut bien secouée. Elle dit au prince de Malriche :
- Rentrons à présent. Je déteste les cahots. Mon cocher Léo est bien plus avisé que vous !
Quand il entendit ces mots, le prince fut profondément vexé et se saisit du fouet. Il se mit à frapper les chevaux. Ceux-ci eurent tellement mal qu'ils se cabrèrent violemment. Le carrosse se renversa.
Par chance, la princesse Aimée put en sortir précipitamment. Dégoûtée par cette aventure imprévue et dangereuse, elle lança :
- Je préfère rentrer à pied !
Léo, qui n'était pas très loin ne put s'empêcher de sourire. Heureusement le Prince ne l'avait pas vu ! Il se retourna vers le jeune homme et dit avec orgueil :
- Ces chevaux sont très mal dressés, on devine que tu es loin d'être noble, pauvre cocher ! Je vais atteler les miens au carrosse et je ferai le même parcours. Alors tu verras leur noblesse, leur vigueur, leur obéissance. J'espère que cela te servira de leçon !
Peu de temps après, il revint avec deux chevaux, certes puissants mais presque sans regard. Il les attela au carrosse.
Hélas, pour le faire, il s'aidait même du fouet ; pauvres bêtes !
Tout était maintenant prêt pour le départ. Un coup de fouet lacéra le dos des deux montures. Aussitôt le carrosse s'ébranla. Les chevaux galopaient, mais de toutes ses forces, le prince fouettait, fouettait. Une fois accompli le trajet, il revint auprès de Léo et dit avec mépris :
- Si tu peux aller encore plus vite demain, toi, le pauvre, toi, l'ignorant, toi, le rustre, et bien tu épouseras la Princesse Aimée, ma princesse.
Le roi lui-même sera là : ce père Papillon m'obéira !
Et il se mit à ricaner méchamment...
Comme le soir tombait, chacun rentra chez lui. Après un léger repas, Léo et Aimée se couchèrent, lui dans sa pauvre maison, elle dans son magnifique château.
Quand ils furent endormis, les étoiles se mirent à danser dans le ciel. Alors un petit point lumineux s'échappa de leur coeur à tous deux.
Les points d'abord minuscules se mirent à grandir et devinrent deux coeurs. Chacun avait la taille d'une aile de papillon. Les deux coeurs dorés se réunirent dans la nuit noire et formèrent un papillon-coeur sans corps.
Celui-ci voleta jusqu'à l'écurie, y pénétra et juste au-dessus des sabots des chevaux se mit à battre rapidement des ailes. Alors la poudre d'or qui les recouvrait tomba et les chevaux se sentirent devenir légers : à présent leurs sabots effleuraient à peine le sol. Mais personne ne pouvait le voir.
Pendant ce temps le prince de Malriche était retourné au château du roi Théodore pour tout lui expliquer : le lendemain, s'il ne donnait pas sa fille au vainqueur du défi, et bien ça serait la guerre!
Le lendemain, comme convenu, accompagné d'Aimée, le bon roi Théodore, fort contrarié par ce défi, arriva à l'heure exacte à l'endroit d'où partirait le carrosse.
Pour lui, le sort semblait déjà fixé, le prince de Malriche avait été si rapide ! Hélas, ce Prince ne lui plaisait pas du tout. Certes, il était immensément riche, mais si orgueilleux, si vaniteux que le bon roi préférait ne plus le rencontrer. Jamais Aimée ne pourrait être heureuse auprès de lui. Ce prince de malheur voulait se marier pour posséder le royaume et rien d'autre : il n'avait pas vraiment de coeur.
Quand au jeune Léo... il n'était pas riche bien sûr, mais Aimée et lui étaient de grands amis ! Et notre bon roi Théodore se mit à rêver
Soudain, près de lui, il aperçut Léo, debout, entre ses deux chevaux. Bizarre, leurs sabots n'avaient fait aucun bruit !
- Ils ne touchent pas terre, pensa-t-il, c'est magique !
Calmement et toujours sans bruit, Léo attela ses chevaux au carrosse.
À cet instant, la princesse Aimée se prépara à y prendre place. Galamment Léo lui tendit la main. Alors venant on ne sait d'où surgit une nuée de papillon-coeurs qui se plaça tout autour du carrosse. Ils se mirent à battre des ailes.
À présent, le lourd carrosse était devenu plus léger qu'une plume. Soudain le papillon doré sans corps apparut. Il voleta vers le roi et lui murmura à l'oreille :
- Si vous les encouragez, ils vont gagner !
Et le bon roi Théodore se mit à sourire. Il lança un regard plutôt moqueur au prince de Malriche prétentieux, avide de puissance et de gloire.
Celui-ci, qui n'avait rien remarqué, dit à Léo :
- Pauvre cocher, il fallait leur donner à manger à ces chevaux : leurs pattes maigrelettes ne tiendront pas cent mètres ! Tu as perdu d'avance petit paysan.
Mais Léo n'écoutait pas ces propos méprisants : il parlait aux chevaux qui hochaient la tête. Il les embrassa et prit sa place de cocher. Comme convenu, le roi donna le départ. Il cria :
- Allez-y les enfants !
Sans un bruit ils partirent.
Les chevaux de Léo, filaient à la vitesse de l'éclair. Le prince de Malriche ne vit rien, n'entendit rien. C'était incompréhensible ! Dépité, il partit sans rien dire. Mais il revient sur ses pas et dit d'un ton railleur :
- Hé, père papillon, ta princesse Aimée ne mérite pas mieux qu'un cocher et n'oublie pas, demain c'est la guerre !
Puis il s'éloigna.
À peine avait-il tourné le dos que le carrosse apparut. Il s'arrêta devant le roi Théodore. Celui-ci, tout sourire, dit à Léo :
- Je te nomme prince et te donne la main de ma fille ! Mais son sourire disparut. Il annonça tristement :
- Demain c'est la guerre. Hélas nous n'avons pas d'armée pour nous défendre.
Et tous trois rentrèrent prestement.
Pourtant personne n'avait envie de dormir : ils restaient là, assis autour de la table, sans bouger, sans parler.
Soudain le papillon doré apparut. Alors une douce voix chuchota :
- N'ayez crainte tout se passera bien !
Et le papillon sans corps voleta au-dessus du roi Théodore, du prince Léo et de la princesse Aimée. Un peu de poudre d'or tomba sur chacun d'eux. Alors leur coeur devint léger, léger...
Et la nuit passa tranquillement...
Face au château, posés sur la cime des arbres, les papillon-coeurs veillaient.Le matin, au réveil, le bon roi Théodore regarda de loin par sa fenêtre. C'était incroyable. Un haut mur protégeait à présent son royaume.
Il prit sa longue vue et observa cet étrange rempart. Il était uniquement fait de milliards de papillon-coeurs. Ils se tenaient là, ailes écartées, magiquement immobiles.
Chaque fois qu'un boulet de canon criminel tentait de franchir ce fragile rempart, ils se mettaient à battre rapidement des ailes. Aussitôt un nuage de poudre colorée enveloppait le projectile destructeur. En peu de temps le boulet n'était plus qu'un ballon coloré, bien plus léger qu'un papillon.
Les ballons s'élevèrent dans le ciel. La nuit tombée ils devinrent de magnifiques étoiles filantes : des vertes, des rouges, des bleues. Le spectacle était magnifique.
Complètement ahuris, le prince de Malriche et ses soldats regardaient béatement le ciel ; à présent ils ne pouvaient plus bouger. Ils s'étaient transformés en rochers tant la surprise avait été grande.Le roi Théodore, ainsi qu'Aimée et Léo, poussèrent un énorme soupir de soulagement : il n'y avait pas eu de guerre.
À cet instant chaque papillon-coeur regagna sa fleur et la vie reprit encore plus belle qu'avant !

FIN

~ MERCI ~


le carnaval des animaux

raconté par la classe de CE1-CE2 de l’école George Sand - Morfontaine

Voici que le lion arrive, en tête du cortège, c’est le premier en piste.
Il est beau, courageux, grand, intelligent.
Il marche fier, très lentement, la tête en l’air.
Quand soudain…


Une poule arrive en se dandinant derrière lui et mord sa queue (eh oui, ici, les poules ont des dents), fort, si fort que le lion courageux, mort de trouille, prend la fuite en courant.

Arrivent les poules et les coqs dans leurs tutus dorés et rose brillant.
Ils se chamaillent pour prendre la première place.


Puis les hémiones suivent, déguisées en Ferrari, elles courent à toute vitesse...
…si vite qu’on n’aperçoit même pas le bout de leur queue !

C’est au tour des tortues, elles arrivent tout doucement, lentement, silencieusement, tristement pour calmer les petits enfants.


Au loin, on aperçoit deux éléphants qui dansent sur un air de valse, ils sont RI-DI-CULES !
Tout à coup, l’éléphant marche sur les pieds de sa femme, elle tombe en faisant trembler la terre !!!

Et puis soudain, voilà les kangourous qui arrivent à leur tour, à toute allure. Un d’entre eux saute haut, si haut qu’il atterrit sur la lune.


Un char arrive ensuite, tiré par un gros gorille.
Sur le char, il y a un petit aquarium,
dans le petit aquarium, il y a un petit poisson qui s’ennuie.
Il est triste, très fatigué de tourner en rond dans son bocal.

Il aimerait bien revoir la mer...

L’âne arrive chargé comme un mulet. Soudain, une branche tombe de l’arbre. L’âne est terrifié, il court, il court tellement vite qu’il fait tomber tout son chargement. Tout le monde s’exclame :
« Qu’il est maladroit, cet âne ! »


Maintenant, voici un coucou prodigieux. Il se prépare pour un vol rapide :
il trafique son ressort.
Mais, par malheur, quand l’horloge sonne, le ressort, trafiqué pour voler plus haut finit par casser. Le coucou s’envole comme une fusée vers Jungleville.

Le lion, qui traîne par là, voit passer le coucou et dit :
« Oh ! Le bel avion ! »

Puis l’oiseau arrive en volant très vite, en faisant des loopings dans l’air, si vite qu’il s’écrase sur un cocotie !


C’est au tour des pianistes.
Ce sont de drôles de bonshommes qui font des gammes. Ils jouent tellement vite qu’ils se coincent les doigts entre les touches.

Un squelette faisant du piano part chercher des vieux morceaux dans son cercueil plein de poussière et se met à jouer « J’ai du bon tabac ».
Mais, par le plus grand des malheurs, son bras se casse. Il ne lui reste que le bout d’os pour jouer « Allo les pompiers » !


Ensuite le cygne arrive tristement,
en dansant gracieusement.
Il salue le public très doucement.
Puis, tout à coup, il s’endort calmemen
t.

À la fin du défilé, tous les participants organisent une danse collective : la salsa.
Le roi de la jungle est devant, il chante et les autres l’accompagnent en dansant. Une fois la danse terminée, ils s’agitent tous pour se précipiter sur les gâteaux.


Un lion a organisé un carnaval au coeur de Jungleville, à tomber de rire !
Il invite ses amis à défiler sur une musique de Camille Saint-Saëns : un coq, un âne, un cheval et d’autres animaux aussi bizarres que rigolos vont vous faire rire et pleurer !




~ MERCI ~